Ecole de sophrologie évolutive

Nicole Montineri

 
Très tôt, je fus poussée de l'intérieur par une forte exigence de compréhension.
 
Dès ma jeunesse, le questionnement sur soi, sur le monde, sur le sens de la vie, occupa l'essentiel de ma pensée. Il me semblait que je n'avais pas le choix, que mon existence n'avait pas d'autre chemin à prendre que celui-ci. Enfant sensible, je ressentais tout avec intensité et j'avais une perception aiguë de la nature éphémère de toute chose.
 
 
 
Ma tendance naturelle à m'intérioriser provoqua le démarrage d'un parcours solitaire pendant plus de 30 ans, à la découverte du mystère de l'éternel caché au fond de nous. Ce sont les livres, nombreux, qui m'aidèrent tout au long de ce cheminement. Mon esprit explora intensément toutes les réponses avant de comprendre qu'il n'était pas l'instrument approprié pour réaliser l'infinie liberté. 
C'est lorsque cette quête fut abandonnée que je découvris ce que je cherchais. 
 
La réalisation survint d'un coup, lors d'une grave maladie en 2006. Je pus contempler la réalité de la nature immortelle et illimitée de la conscience.
 
Dans cet état si proche de la mort que j'ai connu, ma propre conscience, pure, vide d'objet, n'était plus que conscience conscience-de-soi, reliée au flux lumineux au point de s'y dissoudre.
Grand ouverte, sans limite, elle embrassait l'espace de l'univers entier.
La sensation était douce, paisible. J'étais en paix, comme si j'avais été là depuis toujours. Moment d'atemporalité.
 
La conscience était passée sur un autre plan de réalité. La lumière qui la traversait n'occupait pas un monde objectif qui l'aurait entourée : elle était sa substance même.
 
Je sus que ce qui était vu était le déploiement de ma propre conscience. C'était bien une réalité non duelle que je vivais, car il n'y avait plus de différence entre celui qui percevait et ce qui était perçu. Les perceptions étaient l'expression même du rayonnement de ma conscience.
 
Tout était clair. Une compréhension profonde et subtile de la vie, qui me donna le sentiment d'appartenir à une unité cosmique ayant un sens, me pénétrait sans entrave. Ce fut le silence du vide cosmique qui m'enseigna, avec un amour infini qui laissait être.
 
 

 

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